Aude : une fillette de 13 ans retrouvée séquestrée depuis deux ans par deux hommes
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Scène d'horreur dans les Yvelines : un sexagénaire surpris en train de violer une fillette de 5 ans dans sa voiture
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Mort de Lyhanna : ecchymoses, traces de bâillonnement et de viol, ce que l’autopsie révèle du calvaire enduré par la petite fille
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Le 9 janvier 2026, nouveau raté : le magistrat renvoie, "de toute évidence une erreur", le dossier vers Plaisance-du-Touch, pourtant dessaisie. Il est débordé, enchaîne permanences et audiences. Quand l’erreur est signalée, la procédure part enfin à la brigade de Lectoure. La mère de Rosa est réentendue le 14 février 2026. Puis plus rien. "Aucun acte n'a été réalisé par la suite", écrivent les inspecteurs, qui évoquent des "carences graves" de la gendarmerie. Pendant ce temps, la mère multiplie les appels, parfois en pleurs, pour "s'enquérir de la procédure de viol sur sa fille". Sa voix ne change rien.
Après Rosa, Lyhanna : un rapport accablant et des promesses
Entre la soirée de Purpan et le 4 juin 2026, près de dix mois passent. Jérôme Barella n’est jamais entendu, jamais placé en garde à vue, alors qu’il est déjà signalé pour des faits similaires. Puis le corps de Lyhanna est retrouvé dans le Gers. Barella devient le principal suspect de son meurtre. La plainte de la petite Rosa, elle, dort dans un bureau. Ce télescopage provoque un choc national. Une mission conjointe de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale et de l’Inspection générale de la justice est déclenchée. Son pré-rapport, remis le 22 juin 2026 au Premier ministre, dresse la carte des retards, des erreurs d’orientation, de l’absence de suivi.
Face à l’ampleur du scandale, Sébastien Lecornu promet un renforcement de la protection de l’enfance. Il annonce vouloir "rendre obligatoires, dans les trois premiers mois suivant une plainte pour viol sur mineur, les actes d’enquête indispensables" et permettre de condamner à la réclusion criminelle à perpétuité "les violeurs en série de mineurs". La mère de Rosa, elle, a déjà décidé de déposer, dès le 9 juin, une plainte pour faute lourde contre l’Etat. Pour Rosa. Pour Lyhanna. Et pour que, la prochaine fois qu’un enfant dit "une cinquantaine de viols", personne n’ait à se demander si le dossier ne s’est pas perdu au fond d’une pile.