Si un médecin (irresponsable) vous a prescrit l’un de ces médicaments, ne le prenez pas

9 médicaments tueurs à retirer d’urgence

Parmi les 77 médicaments suspects ou dangereux épinglés par l’AFSSAPS, voici la liste de ceux qui sont les plus urgents à éradiquer, établie selon la revue Prescrire et le Pr Giroud.

– ACTOS (anciennement AVANDIA)
Indications : traitement du diabète de type 2, dit «gras»
Effets indésirables : œdèmes maculaires, fractures osseuses chez les femmes, insuffisances cardiaques, augmente le risque d’infarctus (43%), anémie, prise de poids, risque de cancer de la vessie. GSK, condamné à 3,5 milliards de dollars de frais de justice a 13 procès en cours concernant l’Avandia. Depuis, il n’y a que le nom qui a changé.

Statut : Retiré du marché en France depuis le 9 juin 2011, en raison d’un risque accru de cancer de la vessie confirmé par des études épidémiologiques.

– ADARTREL
Indications : syndrome des jambes sans repos, sommeil perturbé
Effets indésirables : nausées, comportements impulsifs, libido exacerbée, hallucinations, paranoïa, syncopes

Statut : Autorisé en France (dernière mise à jour 2025), sans restrictions spécifiques au-delà des précautions habituelles pour les agonistes dopaminergiques.

– HEXAQUINE
Indications : crampes musculaires
Effets indésirables : troubles du rythme cardiaque, baisse du nombre de plaquettes, réactions allergiques sévères (15%)

Statut : Autorisé en France (dernière mise à jour 30/06/2025), mais sous surveillance pour les effets indésirables de la quinine ; évaluation du bénéfice après 4 semaines recommandée.

– INTRINSA (patch à la testostérone)
Indications : baisse du désir chez les femmes après ablation des ovaires et de l’utérus
Effets indésirables : virilisation (pilosité aggravée, voix rauque), acné, troubles hépatiques et cardiovasculaires, prise de poids

Statut : Retiré du marché en France le 13 août 2012, suite à une décision européenne pour raisons de sécurité (effets indésirables graves) et commerciales, malgré un avis défavorable au remboursement antérieur pour efficacité insuffisante.

– KETEK
Indications : infections respiratoires
Effets indésirables : risque d’aggravation d’une myasthénie (faiblesse musculaire), de pertes de connaissance, de troubles visuels, de troubles du rythme cardiaque et d’atteintes hépatiques

Statut : Retiré du marché en Europe (y compris France) en janvier 2018 par décision du laboratoire, suite à des risques graves (hépatiques, cardiaques, neurologiques) et une diminution des prescriptions ; stocks épuisés en 2019.

– NEXEN
Indications : arthrose et règles douloureuses
Effets indésirables : troubles du foie parfois mortels, hépatites fulminantes

Statut : Restreint en France depuis juin 2012 (réévaluation européenne initiée en 2010), limité aux douleurs aiguës et dysménorrhées primaires pour courte durée (15 jours max), en raison de risques hépatiques graves ; plus indiqué pour l’arthrose.

– VASTAREL
Indications : vertiges, acouphènes, angines de poitrine, troubles du champ visuel
Effets indésirables : tremblements, troubles de la marche et des jambes sans repos, syndromes parkinsoniens

Statut : Restreint en France depuis mars 2017 (réévaluation initiée en 2011), indication limitée à l’angine de poitrine en association (prescription initiale réservée aux cardiologues, réévaluation annuelle) ; retrait des indications ORL et ophtalmologiques pour manque d’efficacité et risques neurologiques graves.

– ZYPREXA
Indications : schizophrénie et troubles bipolaires
Effets indésirables : obésité sévère, hyperglycémie, diabète
Déjà prescrit à plus de 20 millions de malades, ce médicament qui est, de loin, le plus rentable du laboratoire Ely Lilly. Il est remboursé à 65 alors que la boite de 28 comprimés coûte 61,03 euros.

Statut : Restreint en France depuis mars 2017 (réévaluation initiée en 2011), indication limitée à l’angine de poitrine en association (prescription initiale réservée aux cardiologues, réévaluation annuelle) ; retrait des indications ORL et ophtalmologiques pour manque d’efficacité et risques neurologiques graves.

– ZYBAN
Indications : sevrage tabagique
Effets indésirables : grosse hypertension artérielle

Statut : Autorisé en France (dernière mise à jour 2025), sans restrictions ; surveillance pour interactions et risques cardiovasculaires.

Aux diabétiques réchappés de l’Avandia du labo GSK
Encore un scandale (parmi d’autres) avec ce dangereux médicament qui a enfin été déconseillé à la prescription (c’est gentil !) le 30 septembre dernier alors que cela fait 10 ans qu’il tue en moyenne 100 personnes par mois par des attaques cardiaques et cérébrales; voila donc en gros 12000 diabétiques qui ont été définitivement « guéris » grâce aux bons soins de GSK. Alors que l’on brasse encore l’épouvante des Twin Towers de New York qui ont fait 3000 morts – 4 fois moins qu’avec l’AVANDIA, ici on banalise et l’on se tait : il s’agit d’un terrorisme soft et silencieux !

Voyez avec quelle diligence on s’est dépêché de nous protéger : il y a un an, le New-York Times révélait déjà des rapports confidentiels affichant plus de 500 attaques et 300 troubles cardiaques qui pourraient être évités chaque mois en retirant l’AVANDIA du marché. Le rapport de la Food and Drug Administration (FDA) concluait aussi que « l’Avandia doit être retiré du marché . Depuis 1999, des dizaines d’études scientifiques indépendantes ont abouti à la même conclusion. Mais GSK a riposté par des études privées (faites par la firme !) et qui « prouvent » l’innocuité de sa molécule. On a seulement demandé à GSK de fournir de nouvelles études, pas attendues avant… 2020 ! Le brevet de GSK sur Avandia expirant en 2012, le plus gros du risque commercial serait largement passé.

L’on retrouve ici toujours le même scénario que dans les scandales concernant le NUJOL, le LIPITOR, le LYRICA, le VIOXX, le TAMIFLU, etc. Cette liste a permis de passer en revue les principales techniques des firmes pharmaceutiques, les entreprises mafieuses les plus rentables au monde, pour vendre coûte que coûte leurs produits dangereux.

17 procédés pour écluser des médicaments dangereux
– 1) Créer de fausses revues spécialisées

– 2) Intimider, discréditer les scientifiques critiques

– 3) Fonder de fausses associations citoyennes ou infiltrer celles qui existent (Doctissimo est un bon exemple)

– 4) Epuiser les ressources limitées des plaignants par des procès interminables (Procès de Versailles : les plaignantes déboutées pour n’avoir pas pu produire leur ordonnance de DISTILBENE d’il y a 40 ans !)

– 5) Ne fournir que des données favorables en vue d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché

– 6) Débaucher et corrompre des médecins pour effectuer des études bidon

– 7) Mettre dans sa poche des professeurs reconnus dans leur spécialité pour faire apparaître les études des firmes comme indépendantes et sérieuses

– 8) Exercer une pression agressive sur les pharmaciens, sur les chercheurs, sur les médecins dans leurs cabinets ou leurs associations (ça, on n’est pas forcé : on peut aussi mettre tout ce petit monde dehors, mais adieu les séminaires aux Seychelles !
Car quoi qu’on dise, ça existe toujours, sous d’autres appellations puritaines)

– 9) Soudoyer des politiciens ou des membres importants d’organes de contrôle public (OMS,
US Department of Health, Education and Wellfare, FDA, ministères de la Santé, Centers for Disease Control CDC, NIH, GEIG, Agence Européenne du Médicament), (Bachelot ?)

– 10) Scinder un effet indésirable grave en plusieurs effets secondaires mineurs

– 11) Utiliser des bureaux de leaders d’opinions à leur solde

– 12) Ne pas fournir de références, au nom du secret commercial (sic)

– 13) Matraquer la population par un marketing publicitaire omniprésent