Pascal Obispo, installé à l’année au Cap Ferret, a choisi de rester utile en plein mégafeu en Gironde : il a ouvert sa maison aux gendarmes déployés sur la presqu’île. En effet, tandis que les touristes ont été évacués en urgence, la villa du chanteur s’est transformée en point d’appui pour les forces de l’ordre. La chaîne d’information BFMTV indique que l’artiste a mis sa maison du Cap Ferret à disposition des gendarmes mobilisés face aux flammes. Un geste concret, dans un territoire qu’il chante depuis trente ans, qui interroge : que représente cette solidarité quand la maison où est née une partie de Tombé pour elle devient presque une caserne improvisée ?
Un mégafeu qui bouscule tout le Cap Ferret
Effectivement, depuis la mi-juillet 2026, les incendies ont déjà ravagé environ 40 000 hectares en Gironde, sur près de 100 000 hectares brûlés en France depuis le début de l’année, un record relevé par l’hebdomadaire Le Point. La presqu’île de Lège-Cap-Ferret a été entièrement évacuée, des dizaines de milliers d’estivants ayant dû quitter les lieux en quelques heures.
Pour accueillir les renforts, la Région Nouvelle-Aquitaine a ouvert plus de 2 500 lits dans des lycées et équipements sportifs, dont 420 gendarmes logés aux lycées Les Iris à Lormont et La Morlette à Cenon. Dans ce dispositif d’urgence très serré, une maison privée comme celle de Pascal Obispo devient une pièce supplémentaire du puzzle logistique.
Pascal Obispo, "de l’Atlantique", enraciné au Cap Ferret
Né à Bergerac en 1965, le chanteur de 61 ans passe ses étés sur le Bassin d’Arcachon depuis 1970. Enfant, "c'est un endroit où on venait en bateau avec ma famille, avec mes oncles et mes cousins…", confiait-il dans l’émission Sept à Huit sur TF1, rappelant aussi qu’il y a "appris à nager et que j’ai fait mes premiers radio-crochets, au Club Mickey".
Sa maison du Cap Ferret, bâtie face à l’océan Atlantique, lui sert aujourd’hui de refuge créatif, où il compose et peint à plein temps. Dans cette même interview, relayée par le magazine féminin Grazia, il résumait son attachement ainsi : "Mon ADN, c'est ici. C'est la mer, c'est l'océan. Je suis de l'Atlantique en fait. Je suis comme l'Atlantique."