Le corps momifié d'un ancien comédien ayant joué avec Sim, retrouvé sous les remparts de Besançon

Pendant des semaines, son identité est restée un mystère. Derrière le corps retrouvé dans les fortifications de Besançon au mois de mars dernier se cachait pourtant une histoire inattendue, celle de la trajectoire brisée d'un comédien et d'une longue errance.

La découverte d'un corps momifié dans les fortifications de Besançon marque le début d'une enquête aux nombreuses zones d'ombre. Les faits, racontés le 1er avril dans les colonnes de L'Est Républicain, remontent à la fin du mois de mars, lorsqu'un homme sans domicile fixe, à la recherche d'un abri pour la nuit, pénètre dans une cavité située sous le parking des Glacis, à proximité de l'avenue Edgar Faure. En progressant à l'aide d'une lampe, dans une anfractuosité partiellement murée, il parvient à s’engouffrer dans une salle placée à l’intérieur des fortifications. C'est là qu'il aperçoit une silhouette allongée au sol. En s'approchant, il comprend qu'il s'agit d'un cadavre et alerte immédiatement la police.

Les secours interviennent rapidement et confirment la présence d'un corps momifié. Des effets personnels retrouvés à proximité sont récupérés afin de tenter d'identifier la victime. Un examen médico-légal est également ordonné pour déterminer depuis combien de temps le corps se trouvait dans cette cavité et, si possible, établir les causes du décès. À ce stade, les enquêteurs n'écartaient aucune hypothèse. Une enquête a été ouverte afin de faire la lumière sur cette découverte aussi surprenante que macabre, dans un lieu pourtant situé à quelques mètres d'un axe très fréquenté.

Qui est l'acteur dont le corps momifié a été retrouvé à Besançon, sous les remparts ?

Et quelques mois plus tard, la lumière se fait sur l'identité du corps. C'est finalement le croisement de données génétiques et de recherches auprès de l'Udaf (Union départementale des associations familiales) qui a permis de remonter la trace de sa famille, plusieurs semaines après la macabre découverte, révèle l'Est Républicain. Derrière celui que l'on surnommait le "squelette des Glacis" se cachait Michel Parmentier. Issu d'une fratrie de huit enfants, il avait grandi entre la région parisienne et la Haute-Saône, dans un quotidien marqué par la précarité et un père violent.

À la fin des années 1970, il était parti tenter sa chance à Paris avec le rêve de devenir comédien. En 1981, il avait même obtenu un rôle dans le téléfilm Les Rats de cave, aux côtés de Sim et de Romain Bouteille. Mais cette parenthèse n'avait pas duré. "Il a fini par revenir à Gray (Haute-Saône) et il travaillait à l’usine", a confié sa sœur à L'Est Républicain. En proie à des troubles psychiatriques, Michel était devenu sans domicile fixe. Malgré une vie d'errance sur les routes hexagonales, il continuait à donner de ses nouvelles à sa famille en envoyant régulièrement des cartes postales.

La famille de Michel Parmentier était-elle toujours en contact avec lui avant sa mort ?