« Je t'ai entendue. Mais être désolé ne permet pas de garder les lumières allumées. Qu'en est-il de son assurance médicale ? Les renouvellements en pharmacie ? Les impôts fonciers ? Est-ce que tout cela est aussi en ligne ? »
« J'ai dit que j'étais désolé. »
Une autre pause.
Mme Adèle m'a tendu la main.
« Si vous voulez l'aider, lui dis-je, alors aidez-la. Si vous êtes trop occupé pour vérifier, je m'assoirai avec elle cette semaine, et nous mettrons tout dans un système qu'elle comprend. »
La voix d'Elias s'est adoucie. « Tante Adèle, c'est ce que tu veux ? »
Mme Adèle a serré ma main. « Oui. Je veux une aide qui ne me laisse pas deviner. »
Au dîner, Mme Adèle avait une nouvelle liste de contacts d'urgence à côté de son téléphone, et mon numéro figurait en haut.
« Tante Adèle, c'est ce que tu veux ? »
***
Ce soir-là, la lumière de son porche brillait à travers sa fenêtre.
« Qu'est-ce qu'elle t'a chuchoté ce soir-là ? » J'ai demandé en le bordant.
Il a souri d'un air endormi. « Elle a dit que j'avais ton cœur et qu'il ne fallait pas laisser le monde me dissuader d'être bon. »
De l'autre côté de la rue, la lumière de Mme Adèle est restée allumée.
Quelque chose en moi s'est allumé aussi.
Et à partir de cette nuit-là, chaque fois que la chambre d'Oliver s'assombrissait, le porche de Mme Adèle nous rappelait que la gentillesse ne disparaît pas.
Parfois, elle attend juste qu'une petite main la rallume.
« Elle a dit que j'avais ton cœur. »