Refonte de la grille
Les organisations réitèrent leurs demandes de mesures urgentes et immédiates, notamment une «revalorisation significative» de la valeur du point d'indice sur la base duquel une partie de la rémunération des agents est calculée et qui est gelé depuis trois ans, ou encore le rétablissement d'une prime en faveur du pouvoir d'achat, suspendue en 2024. Les syndicats réclament aussi une refonte des grilles indiciaires qui structurent les carrières afin d'offrir une «véritable progression» aux agents.
«Nous avons un dialogue avec les organisations syndicales. On est dans une situation de finances publiques compliquée. Je recevrai évidemment les organisations syndicales au début du mois de juillet pour avoir la discussion avec eux», a indiqué David Amiel. «Il y a eu, vous le savez, ces dernières années, des augmentations pour un certain nombre d'agents publics, pour les enseignants en début de carrière (...) Mais effectivement, le problème majeur qu'on a dans la fonction publique, c'est ce sentiment que parfois, et même souvent, les efforts ne payent pas assez», a reconnu le ministre. «C'est-à-dire que les promotions viennent trop tardivement, trop lentement, ne vont pas avec une augmentation de la rémunération», a-t-il ajouté.