Patrick Sébastien est devenu, malgré lui, le symbole de cette France qui ne se sent plus représentée par ses propres médias. Son combat dépasse sa propre personne. C’est le combat pour la transparence, pour la vérité. Les “informations explosives” qu’il détient sont une épée de justice potentielle. S’agit-il de favoritisme ? De harcèlement ? De détournement de fonds ou de missions ? Les rumeurs vont bon train, alimentées par le mystère entretenu par ceux qui savent.
Ce qui est certain, c’est que la sérénité a déserté les bureaux de la direction. Chaque matin, la crainte est la même : est-ce le jour où Patrick parlera ? Est-ce le jour où tout basculera ? France Télévisions est assis sur un volcan, et Patrick Sébastien a le doigt sur le détonateur. Mathieu Delormeau a prévenu : ce n’est pas une petite vengeance, c’est une affaire d’État en puissance.
Dans ce bras de fer psychologique, l’ancien animateur a l’avantage du temps et de la détermination. Il a été humilié, jeté, mais il est toujours debout. Et il regarde ceux qui l’ont détruit avec un sourire énigmatique, celui de l’homme qui sait qu’il a les cartes en main pour la partie finale. France Télévisions tremble, et elle a raison. Car la vérité, aussi longtemps qu’on essaie de la cacher, finit toujours par remonter à la surface, souvent avec la force dévastatrice d’un torrent qu’on a trop longtemps endigué. Patrick Sébastien ne fait plus rire les patrons du service public. Il les empêche de dormir. Et le réveil risque d’être brutal.